19.01.2019 um 14:00 in Lebach, Bitscher Platz, Lebach, Germany Ankommen statt Abschieben!

Die „Seebrücke Saar“ ist eine aus verschiedenen politischen Gruppen bestehende Initiative, die alle die Forderung nach sicheren Häfen und solidarischen Städten für geflüchtete Menschen eint.
In Zeiten ihrer Kriminalisierung unterstützen wir die zivile Seenotrettung, die dem Sterben im Mittelmeer ein Ende zu bereiten versucht. Diese ist eine Notwendigkeit, solange es für Menschen unabhängig ihrer Ressourcen keine praktikablen und legalen Fluchtwege nach Europa gibt. Wir wollen die Freiheit zur Migration und das Bleiberecht für alle Schutzsuchenden, egal ob sie vor Armut, Krieg oder Verfolgung fliehen.

Außer sicheren Fluchtwegen wollen wir solidarische Städte erkämpfen, die Migrant_innen bedingungslos aufnehmen und ihre Inklusion in die bestehende Gesellschaft ermöglichen. Geflüchtete sollen innerstädtisch und dezentral Wohnraum erhalten. Damit geht notwendig einher, die soziale Frage des städtischen Wohnraums zu stellen und sich solidarisch der Verdrängung von Arbeiter_innen, Sozialleistungsempfänger_innen, Alleinerziehenden und anderen prekär lebenden Gruppen entgegenzustellen.

Die aktuelle europäische Abschottungspolitik etabliert ein System der Abschreckung und Gewalt. Dadurch werden Menschen auf der Flucht zum Spielball von autoritären Regimen, Paramilitärs, den unterschiedlichen Interessen von Fluchtorganisator_innen und Frontex. Die Flucht soll gefährlich bis tödlich bleiben!

Das Lager Lebach beinhaltet einen autoritären Zugriff des Staates auf Menschen, der durch die vorgeschriebenen und bevormundenden Abläufe den Geflüchteten jegliche Möglichkeit zur Selbstbestimmung nimmt. Dies beginnt mit der Vergabe von Sachleistungen anstatt von Geldmitteln und der kaum zugestandenen Privatsphäre der_des Einzelnen. Die zentrierte Unterbringung von Geflüchteten schließt diese zu einer Zwangsgemeinschaft zusammen, sodass es zu einer Ausbildung von Hierarchien unter ihnen kommen kann. So werden Gewaltverhältnisse und Diskriminierungsformen verlängert und weiter ermöglicht, vor denen manche, insbesondere Frauen, Homo- und Transsexuelle, geflohen sind. Schon jetzt verhindert das Lager Lebach zu großen Teilen die Teilhabe der Geflüchteten an der öffentlichen Gesellschaft. All das soll Schutzsuchende systematisch demoralisieren.

Es ist für uns selbstverständlich, dass wir das AnkER-Zentrum in Lebach ablehnen. „AnkER-Zentrum“ steht für „Zentrum für Ankunft, Entscheidung und Rückführung“. Der Name entlarvt bereits, dass der Fokus dieses Lagers nun darauf liegt Menschen zu kasernieren und schnellstmöglich in Drittstaaten oder ihr vermeintliches Herkunftsland abzuschieben.

Wir stellen uns vehement gegen eine eingemauerte Gemeinschaft, die von der Regierung durch die Festung Europa und das Bedienen und Schüren der Angst vor Fremden formiert wird, ob diese nun völkisch oder wohlstandschauvinistisch begründet wird.

Deshalb wollen wir unseren Protest konkret gegen das Lager Lebach richten und demonstrieren deshalb in Lebach auf dem Bitscher Platz am 19.1.2019 um 14:00 Uhr:

– Für sichere Fluchtwege und sichere Häfen.
– Für die Erkämpfung solidarischer Städte für Schutzsuchende.
– Für die bedingungslose Teilhabe am öffentlichen Leben für Migrant_innen.
Außerdem fordern wir jeden und jede persönlich auf, sich dem Lager Lebach, dem Rassismus und der Politik der Angst solidarisch entgegenzustellen!

Übersetzungen auf Farsi und Arabisch folgen.


La „Seebrücke Saar“ est une initiative formée de différents groupes politiques, unis par la revendication de ports sûrs et de cités solidaires avec des réfugiés. Dans une période de leur criminalisation, nous soutenons les organisations civiles de sauvetage en détresse, qui tentent de mettre fin à la souffrance dans la Méditerranée. Celles-ci sont nécessaires, tant qu’il n’existe pas d‘ itinéraire de fuite practicable et légal, indépendant de la richesse de l’individu. Nous réclamons la liberté de migration et le droit de rester pour chaque personne en quête de protection: peux importe si elle fuit de pauvreté, de guerre ou de repression.
À part d’itinéraires sûrs, nous voulons mettre en place des cités solidaires, qui accueillent des migrants et migrantes et favorisent une inclusion dans la société présente. Refugiés doivent recevoir des logements décentralisés a proximité du centre-ville. Ceci nécessite alors que l’on se pose la question sociale du logement et qu’on s’oppose au délogement de travailleurs, bénéficiaires de prestations, pères/ mères célibataires et d’autres groupes précaires.

La politique européenne d’isolement actuelle établit un système de découragement et de violence. Les individus sont donc livrés aux régimes autoritaires, aux paramilitaires, aux différents intérêts des organisations de sauvetage et à Frontex. La fuite est censée de rester dangereuse ou même mortelle!

Le camp à Lebach approuve une intervention autoritaire de l’état dans la vie de l’individu: le quotidien imposée prend toute possibilité des réfugiés de vivre de façon autodéterminée. Ceci commence lors de la distribution de prestations en nature (choses) au lieux d’argent et se manifeste dans le manque de sphère privée de chacun. Le logement centralisé de réfugiés les oblige de vivre dans des communautés forcés, ce qui peut emporter la création de hierarchies. Comme cela, des rapports de violence et diverses formes de discriminations, dont certains, surtout des femmes, des homo- ou transsexuels, viennent juste de fuir, se prolongent et sont toujours possible. Déjà aujourd’hui, le camp Lebach empêche en grande partie la participation de réfugiés à la société publique. Tout cela a pour but de démoraliser systématiquement les demandeurs de protection, les réfugiés.

Pour nous, il est évident de refuser un logement de réfugies sous forme du nouveau AnkER-Zentrum (le therme pour cette nouvelle sorte de camp). „AnkER-Zentrum“ se traduit par en Ankunft (=arrivée), Entscheidung (=décision) et Rückführung (=retour). Déjà son nom démasque l’intention du camp de caserner ses habitants et de tenter de les expulser soit dans leur pays d’origine, ou bien dans des états tiers.
Nous nous opposons à une société isolée, crée par le gouvernement grâce à un Europe avec des frontières fortifiés et en attisant la peur du peuple, peu un porte si cela est justifié par du nationalisme ou du chauvinisme petit-bourgeois.

C’est pourquoi notre protêt se porte directement contre le camp Lebach, nous allons protester le 19 janvier à 14 heures. Bitcher Platz, Lebach.

pour des itinéraires et des ports sûrs
pour la création de villes et cités solidaires avec des réfugiés
pour la participation de réfugiés dans la vie publique

De plus nous invitons chacun et chacune de s’opposer au camp de Lebach, au racisme et à la politique de la peur de façon solidaire.